Quand le conseil se transforme en partenariat

Rendez-vous avec Julie Hoellinger, Key Account Manager chez Apostroph Lausanne Sàrl

Après une promenade avec sa chienne, Julie Hoellinger commence sa journée de travail : conseiller la clientèle et trouver la solution pour chaque projet. Elle nous explique ici ce qui fait une bonne collaboration et où le conseil apporte une réelle valeur ajoutée.

Julie Hoellinger, Key Account Manager Apostroph Lausanne

Julie, comment es-tu arrivée chez Apostroph et quel est ton poste ?

Après avoir obtenu mon master en traduction spécialisée, j’ai postulé chez Apostroph afin de me faire une idée du marché de la traduction et des services linguistiques qui y sont associés. J’ai d’abord travaillé pendant trois ans en tant que Project Manager. Je suis ensuite devenue Key Account Manager, car le suivi de la clientèle et le conseil m’intéressaient particulièrement.

À quoi ressemble une journée de travail type pour toi ?

Je n’ai pas vraiment de journée de travail « type », et c’est précisément ce qui me plaît dans ce métier. En tant que Key Account Manager, je suis l’interlocutrice principale de mes clientes et clients, c’est-à-dire que je connais leur organisation, leurs marchés et leurs conditions-cadres internes. Une journée de travail classique comprend donc des entretiens stratégiques, des analyses de processus, l’élaboration d’offres, la coordination avec nos équipes et bien sûr la gestion opérationnelle des projets.

Qu’est-ce qui te plaît dans le contact avec la clientèle ?

J’aime le fait que chaque personne et chaque entreprise vient nous voir avec une problématique différente. Je trouve passionnant de tenter de comprendre ce qui se cache derrière une demande : pourquoi avoir choisi ce texte ? Quel est le groupe cible ? Quel est le contexte ? Et j’aime voir une véritable relation de confiance naître à partir d’un simple mandat.

Sur quoi la clientèle se concentre-t-elle davantage aujourd’hui ?

La valeur ajoutée : en quoi notre travail fait-il concrètement une différence pour la cliente ou le client ? Fournir des textes, c’est à la portée de beaucoup de monde. Structurer une terminologie, améliorer l’efficacité des processus et décider quand l’utilisation de l’IA se révèle judicieuse ou non : c’est précisément sur ces points que nous créons une utilité mesurable. Et c’est justement cela que mes clientes et clients souhaitent aborder aujourd’hui.

Quels sont les projets qui ne se limitent pas à la traduction ?

Presque tous. Prenons l’exemple d’un lancement de produit à l’international : il s’agit de définir une terminologie, de déterminer une tonalité adaptée à chaque marché, de décider quels contenus seront traduits et lesquels seront créés ex nihilo, tout en tenant compte de l’optimisation locale pour les moteurs de recherche, des exigences réglementaires et des images. Le texte n’est qu’un élément parmi tant d’autres. Notre travail consiste souvent à structurer tous ces processus en amont. La traduction est alors le résultat d’un concept global et non une prestation isolée.

Quelles sont les solutions qui surprennent souvent ?

Ce sont souvent les plus économiques. Un glossaire bien conçu et un Corporate Language soigneusement rédigés demandent certes quelques semaines de travail, mais permettent ensuite de gagner du temps et de l’argent pendant des années, tout en améliorant considérablement la cohérence de la communication. Et puis, il y a l’IA : beaucoup pensent qu’il faut choisir radicalement entre « tout automatiser » et « ne rien automatiser ». Mais la bonne solution consiste presque toujours à combiner astucieusement les deux approches, en fonction du type de contenu. Définir cette combinaison adéquate est justement le point sur lequel j’interviens avec mon service de conseil.

Quand un projet devient-il particulièrement intéressant ?

Quand il semble impossible à réaliser à première vue, avec douze langues, un format qui sort de l’ordinaire, un planning serré et des contenus hautement spécialisés. Il faut alors faire preuve de créativité et d’organisation, et disposer d’une solide équipe.

Mais les projets dont je me souviens le plus sont ceux qui commencent par une carte blanche. Un client nous dit par exemple : « Nous ne maîtrisons plus notre communication multilingue. Aidez-nous à y voir plus clair. » Nous analysons alors la situation, appliquons des solutions et les adaptons en permanence. Un an plus tard, nous examinons les chiffres ensemble : les délais de traitement sont plus courts, les coûts sont plus bas, la qualité reste élevée. L’idée n’est donc plus d’être un prestataire de services, mais un véritable partenaire.

Selon toi, qu’est-ce qui caractérise une bonne collaboration ?

Pour moi, une bonne collaboration repose sur trois piliers : la transparence – je dis ouvertement ce qui est faisable et ce qui ne l’est pas ; le contexte – mieux je comprends une entreprise et ses objectifs, mieux je peux la conseiller ; et la continuité – les meilleures solutions ne naissent pas d’un seul projet, mais d’une collaboration à long terme.

Qu’as-tu appris de tes clientes et
clients ?

Chaque branche a sa propre logique, son propre langage et ses propres conditions-cadres. Et il est toujours préférable de poser une question plutôt que de partir d’une supposition.

Julie, accepterais-tu de jouer le jeu et de compléter ces phrases ?

Une bonne journée commence par…
Une promenade avec ma chienne, Moka.

Et se termine idéalement par…
Un bon livre.

Lorsque je ne travaille pas, je suis souvent...
En montagne.

Mon endroit préféré est…
Là où se trouvent les gens que j’aime.

Si je pouvais parler parfaitement une nouvelle langue d’un claquement de doigts, ce serait…
Le japonais. 

Je ne supporte pas…
L’odeur de la fumée de cigarette.

Je trouve toujours le temps de…
Danser (Lindy Hop, boogie-woogie).

Trois choses qui m’accompagnent en permanence :
Mon téléphone portable, mes écouteurs, mes lunettes de soleil.

 

 

Vous avez des questions ou vous êtes intéressé·e par une collaboration ?

Je répondrai volontiers à vos questions ou vous présenterai Apostroph Group et nos services lors d’un entretien personnel.
Jessica Krüger
Directrice Apostroph Lausanne

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